08.01.2012
He got his gun

La mort n'effrayait nullement Madeleine. Vivre sous son lit avec sa capuche sur les yeux lui semblait être un destin enviable. Etre aimé? un caprice. Aimer? Il fallait être prétentieux pour donner de l'importance à un jugement volatile. Elle s'était souvent perdu dans la musique, dorénavant elle était la musique. La musique lui donnait un être, le rythme définnisait son corps : nerveux et tendu. La mélodie, son esprit, confus et lyrique. La mort ne dure que le temps d'une mélodie.
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