26.01.2012
Golden fish

Dansant vers le ciel, les yeux de Vianney s'évadent puis s'agacent : Comment accèder à la politique sans stratégie, à la culture sans marketing, à l'amour sans séduction? Comment obtenir le Beau sans s'offrir un peu au Laid? Comment le regard virevoltant de Vianney pourrait t'il ne voir que l'honnêteté tranquille et rester aveugle à la légèreté de la triche.
Mais Vianney, mon coeur, le mal n'est pas naturel. Tu l'as rêvé comme tant d'autre devant d'autres vies réelles ou -essentiellement- fantasmé. Mon ange, le mal n'est pas un savoir. L'école et la bible ne sont pas à blâmer. Ton souhait est, et c'est tout.
22:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2012
He got his gun

La mort n'effrayait nullement Madeleine. Vivre sous son lit avec sa capuche sur les yeux lui semblait être un destin enviable. Etre aimé? un caprice. Aimer? Il fallait être prétentieux pour donner de l'importance à un jugement volatile. Elle s'était souvent perdu dans la musique, dorénavant elle était la musique. La musique lui donnait un être, le rythme définnisait son corps : nerveux et tendu. La mélodie, son esprit, confus et lyrique. La mort ne dure que le temps d'une mélodie.
23:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.12.2011
Si tu savais mon coeur, rien
Cléo sentait qu'elle pourrai siffloter, mais ses lèvres refusaient. Son corps restait lourd, le geste lent, ses yeux regardait le reflet des réverbères à travers le vieux stores brinquebalant. Camisole de force. Camisole symbolique. Sein en carton et rien qui glisse.
Verre souillé dans l'évier, chaussettes languissant sur le lino, madeleines délaissés. Le plafond fatigué se laisse soutenir par les araignés. Dix, non onze, non dix, la onzième s'enfuit loin de ce cageot funeste.
Cléo aurai voulu rire. Mais sa poitrine s'y refusait. Ses pensées s'aggripaient aux lueurs du réverbère. Mais les lueurs évanescentes ne lui inspirait rien. Rien de plus du moins que le bras posé sur son ventre. Tête posé sur l'oreiller, âme glacé trop agacé. Faut il encore espérer?
![]()
22:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


